Quelle assurance en étant jeune conducteur ?

Lorsque l’on est jeune conducteur et que l’on vient d’obtenir son permis de conduire, il n’est pas toujours aisé de trouver une assurance qui accepte de vous couvrir. En effet, les assurances sont souvent frileuses à l’idée d’assurer un jeune conducteur qui, par définition n’a pas ou a peu d’expérience au volant, et par conséquent est davantage susceptible d’avoir un accident de la route ou un sinistre quelconque faute de respecter à la lettre le code de la route.

Alcool et code de la route

Alors autant dire qu’un jeune conducteur malussé risque d’avoir quelques difficultés supplémentaires à trouver un assureur prêt à le couvrir. Il convient cependant de garder espoir, et de se tourner vers des alternatives aux compagnies d’assurances traditionnelles.

En effet, on trouve aujourd’hui de plus en plus d’assureurs spécialisés dans la couverture des conducteurs dits « à risque », en d’autres termes ceux que refusent la majorité des assureurs. Les jeunes conducteurs malussés ont ainsi de grandes chances de voir leur demande acceptée, à condition toutefois de payer une prime d’assurance plus élevée. A noter que certains assureurs traditionnels peuvent accepter le dossier d’un jeune conducteur malussé, mais celui-ci devra s’attendre également à verser une prime plus importante, et souvent accepter de n’être assuré qu’au tiers simple.

En cas de refus d’un assureur, un jeune conducteur a la possibilité de faire appel au Bureau central de tarification (BCT), lequel se charge de faire respecter l’obligation d’assurance afférente aux assureurs. Cette démarche ne concerne toutefois que la garantie responsabilité civile (tiers).

Dans tous les cas, un jeune conducteur malussé a tout intérêt à choisir un véhicule de faible puissance, et datant déjà de quelques années, afin de voir sa cotisation annuelle diminuer légèrement.

De même, il est important de garder à l’esprit qu’au bout de deux ans de conduite sans incidents responsables, le jeune conducteur retrouvera un coefficient de bonification de 1, ce qui lui ouvrira les portes de nombre d’assureurs.

Si l’obtention du permis de conduire n’est pas simple, les étapes qui suivent demandent aussi du temps et de la vigilance. En effet, le choix d’un véhicule doit être réfléchi et nécessite un certain nombre de précautions. Si les premières recherches se font généralement sur internet, il est indispensable de prendre rendez-vous avec le vendeur avant d’entamer les procédures liées à l’acquisition du bien. Une inspection complète du véhicule est souhaitable pour s’assurer de l’honnêteté et de la fiabilité de l’offre.

Contrôle extérieur du véhicule. Dans un premier temps, il est judicieux de jeter un œil sous la voiture : une flaque quelconque peut traduire une dangereuse fuite. Au niveau de la carrosserie, un enfoncement doit susciter des soupçons : n’hésitez pas, en conséquence, à questionner le vendeur pour vous assurer que l’automobile n’a pas été accidentée. Enfin, le contrôle de l’usure des pneus est simple mais indispensable, sans oublier la vérification de l’état de la roue de secours.

Sous le capot : la vérification du moteur. Plusieurs éléments permettent de s’assurer du bon entretien du moteur. La vigilance quant aux niveaux d’huile et de liquide de refroidissement est de mise, tout comme la vérification de l’état de la courroie de distribution. Si elle n’est pas changée tous les 80 000 km environ, elle peut irrémédiablement endommager le véhicule. De plus, la nécessité de son remplacement peut être un argument pour faire baisser le prix de vente. Par ailleurs, une quantité importante de traces d’huile ou de crasse sur les différentes pièces du moteur peut traduire un défaut d’étanchéité.

Enfin, avant de tester la voiture, pensez à vous assurer de la fiabilité du compteur, de la propreté de l’intérieur et de l’état de marche de toutes les commandes. Tous ces indices vous permettront vite de différencier l’affaire de l’arnaque !